Le Mexique s’invite au Grand Palais

Pour cette saison, le Grand Palais a choisi l’art mexicain dans le cadre d’une exposition aussi riche que colorée. Il s’agit d’une des dernières grandes expositions du musée avant la fermeture des travaux du Grand Palais en 2020. L’exposition comptant environ 200 pièces est considérée comme l’un des plus grand événement culturel consacré à l’art mexicain présenté à Paris depuis 1953, selon le site du Grand Palais. Son commissariat a été confié à Agustín Arteaga, le directeur du « Museo Nacional de Arte » au Mexique.

img_6052

L’exposition a été organisée par la RMN (Réunion des musées nationaux–Grand Palais) et « la Secretaria de Cultura/Instituto Nacional de Bellas Artes et le Museo Nacional de Arte, Mexico ».

L’exposition est divisée en quatre thèmes:

 – la 1ère partie de l’exposition est consacrée à la production artistique pré révolutionnaire. Cette production très marquée par l’histore du pays est le support de la république tout récente et encore en cours de construction. En effet, en 1821, le Mexique arrache son indépendance à la monarchie espagnole. On y découvre une  peinture  très politique.

img_6070

 – la 2è partie de l’exposition se concentre sur les rapports entre la révolution mexicaine et les artistes (une révolution qui dure 10 ans qui commence en 1910-1920). On y découvre l’impact très puissant qu’elle a eue sur les artistes notamment avec les mouvements comme l’avant-garde et le muralisme.

 – la 3è partie de l’exposition fut l’occasion de découvrir des artistes tout aussi majeurs mais moins connus en France. Malheureusement, j’ai trouvé cette partie extrêmement chargée, un peu comme le reste de l’exposition.

 – la 4è partie se concentre sur la rencontre entre deux mondes à savoir le Mexique et les Etats-Unis. Elle est une illustration de l’impact des artistes mexicains aux Etats-Unis, surtout les muralistes,  dans les mouvements d’avant-garde aux Etats-Unis. De plus, on y découvre le rôle joué par les femmes artistes.

img_6071

On admire une peinture très politique, réalisée par des artistes majeurs du Mexique tels que José Clemente Orozco ou Olga Costa, Rosa Rolanda et Nahui Olin.

img_6055

Je pense que cette exposition vaut le détour pour plusieurs raisons. J’ai trouvé l’exposition riche. Cette richesse fait sa force: l’exhaustivité du Grand Palais permet d’avoir un très bel aperçu (on découvre des œuvres influencées par un art précolombien et le surréalisme mexicain); mais cette exposition est aussi trop exhaustive: il y a énormément d’œuvres à voir, ce qui peut parfois nous faire perdre le fil de l’exposition.

Malgré un réel enthousiasme durant ma visite et après, je trouve tout de même que la sélection des œuvres est inégale. Comme dit plus tôt; on peut admirer de nombreuses oeuvres qui ne sont pas toutes d’égale qualité.

L’exposition qui est intitulée « Mexique, 1900-1950 DIEGO RIVERA, FRIDA KAHLO, JOSÉ CLEMENTE OROZCO ET LES AVANT-GARDES » ne présente que très peu d’œuvres de l’emblématique artiste Frida Kahlo, ce que j’ai trouvé paradoxal. Toutefois cela permet de laisser la place à des artistes mexicains moins connus.

Je n’ai pas pu m’empêcher de constater quelques manques dans l’indication historique de l’exposition. En effet, on trouve la première frise chronologique seulement au milieu de la manifestation, ce qui est préjudiciable à la compréhension du travail fait par le commissaire d’exposition. Je trouve que c’est décevant de la part d’une institution comme le Grand Palais.

Certains cartels manquent de précisions historiques; à titre d’exemple, le cartel introduisant l’espace consacré à la révolution mexicaine ne donne pas la date de la révolution ni les parties.  De plus, les cartels d’oeuvres sont parfois bas sur le mur et en police tro,p petite ou trop claire pour pouvoir être lus de loin, ce qui complique la lecture et augmente l’affluence, d’une exposition de base remplie comme le sont celles du Grand Palais.

Malgré ces critiques, il faut admettre que la RMN nous offre l’opportunité de pouvoir admirer des œuvres majeures et très connues, ce qui est formidable. De plus, j’ai aimé avoir un petit aperçu de la scène mexicaine contemporaine. J’ai trouvé cette démarche très intéressante et enrichissante pour l’exposition.

img_6073

Je vous ai mis quelques photos que j’ai pris à l’exposition qui s’achève le 23 janvier 2017.

Je remercie le Grand Palais de m’avoir convié à cette manifestation et vous encourage à vous y rendre pour une très belle balade.

Gwenola Bovis

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s