ARTgenda #5 : past exhibitions

Si vous avez loupé l’exposition « Surimono, Meilleurs vœux du Japon » au musée Guimet et « Les Robes Sculptures de Noureddine Amir » à la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent, je vous propose de vous rattraper en commençant par l’exposition du Musée Guimet. J’y suis allée pour vous et voilà ce que j’ai pensé de ces deux expositions.

Les Surimono sont des estampes japonaises, le terme signifie « chose imprimée », et ont une fonction de carte de vœu plutôt luxueuse car les surimono sont réalisés sur un papier d’une qualité supérieure appelé « hosho » et grâce à des pigments métalliques comme de la poudre d’or. De plus, la technique d’impression (le gaufrage) permet d’imprimer les illustrations en creux. Les cartes de vœux réunissent une illustration et un poème.La production cesse en 1840 lorsque le hosho est interdit.

La sélection du musée Guimet est intéressante car elle présente clairement les différents types de surimono qui existent. On retrouve souvent comme thèmes picturaux la nature (animaux, végétaux), les courtisanes et des légendes de l’imaginaire japonais.

Mon seul regret concerne la scénographie de l’exposition qui ne mettait pas assez en valeur les œuvres présentées le long du mur de la rotonde. Il s’agit d’une contrainte spatiale malheureusement. Cependant l’exposition poétique nous présente un sujet que je trouve intéressant, les cartels des oeuvres sont précis et la sélection permet de découvrir cet art que je ne connaissais pas. Comme parfois au musée Guimet, je regrette l’absence de dépliant d’exposition.

Voici quelques photos personnelles:

La Fondation PB YSL est l’hôte d’une dernière manifestation avant d’être transformée en musée consacré à Saint Laurent, mais comme on dit « Last but not least » !

L’exposition présente, pour la 1ère fois en France, les créations du couturier marocain qui travaille à partir de matériaux bruts -lin, osier, raphia- pour construire -à proprement parler- de véritables sculptures que l’on peut porter.

La scénographie de l’exposition est très riche et intéressante. En plus de sublimer les créations de M. Amir, elle se révèle originale et fait appel à des effets sonores et visuels et même sensoriel : un peu le contraire de l’exposition précédente.  Une fois dans la salle, l’obscurité permet de mettre en valeur les pièces de Noureddine Amir. Le jeu de lumière et d’obscurité s’adapte vraiment aux robes qui sont éclairées par le haut. On peut même parler d’un « clair-obscur » digne d’une peinture de Georges de la tour que je vous ai présenté dans mon article « Noël dans dans la peinture« .

Cette exposition qui était libre d’accès n’a duré qu’un mois, dommage. Certes, peu de robes ont été présentées mais la scénographie m’a beaucoup plu d’autant plus que le catalogue fait office de cartel pour chacune des robes.

On ressent chaque matière de la robe sans même avoir besoin de la toucher: le regard fonctionne comme un déclencheur sensoriel. Les robes sont merveilleuses et l’exposition de la Fondation est à la hauteur du travail de Noureddine Amir.

Voici quelques photos personnelles :

 

 

Gwenola Bovis

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