Exposition: « Fragonard Amoureux » – Musée du Luxembourg

Fragonard est un peintre qui illustre les évolutions du XVIII siècle, ne connaissant pas son oeuvre je me devais d’y remédier en allant voir l’exposition.

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Perette et le pot au lait

On connaît surtout de « Frago » -sa signature et le surnom qu’il s’attribue- » Le verrou et L’inspiration. On connaît également son goût pour les bergeries -lui permettant de représenter des scènes d’amour- et l’antiquité -forcement quand on est à l’académie à l’époque c’est une sources des plus importantes…- mais on connaît moins son interprétation de la fable de La Fontaine : « Perrette ayant sur sa tête un pot au lait, bien posé sur un coussinet, prétendant arriver sans encombre à la ville… »

 

 

 

Fragonard incarne l’esprit du XVIIIè siècle : la montée du libertinage (le libertin est celui qui refuse de s’astreindre à la loi) qu’il représente à l’aide de nombreux fessiers, poitrines dénudées et scènes galantes : c’est un peintre libertin. On retrouve donc des scènes galantes et des oeuvres inspirées du libertinage – très, très à la mode à l’époque ! N’est-ce pas chère marquise de Merteuil ?- sa correspondance est publiée en 1782-.

N’empêche que la représentation qu’il fait de la femme est intéressante ! Il s’intéresse à la place de la femme dans une société en évolution et son rapport à l’amour : forcée, pressée, rejetant un amant pour mieux le faire revenir ? Il peint une femme libre, amoureuse, sensuelle dans des moments parfois intimes, mais toujours à l’attention d’un public plutôt masculin. Tout un paradoxe…

Jean-Honore-Fragonard-La-resistance-inutile-vers-1770-1773_gallery_carroussel

Jean-Honoré Fragonard, La résistance inutile, c.1770-1773

Il ose même peindre des femmes lisant, peut-être un roman ?-genre excessivement mal vu à l’époque-.

Finalement vers 1760,1780, cette mode du libertinage finit par passer et Fragonard s’en accommode en peignant désormais des fêtes galantes et un art disons plus en accord avec la morale. L’artiste réalise des compositions sur l’amour conjugal.

Il finit son oeuvre sur une note antiquisante : il se plonge dans la lecture du poète grec Anacréon ce qui lui inspire des compositions sur l’amour allégorique.

Que penser de l’exposition ? 

Les oeuvres de Fragonard sont magnifiques, j’ai été un peu déçue de la scénographie qui est simple -peut-être un peu trop?-, les cartels sont inégaux et l’exposition est peu rapide. J’ai tout de même apprécié les gravures de Maurice Blot pour l’intérêt de cet apport quant à l’oeuvre de Fragonard. Je vous la conseille tout de même.

Si vous voulez pousser le vice, il y a en ce moment même à Paris, une seconde exposition qui se rapproche de ce thème : il s’agit de « Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910 » jusqu’au 17 janvier actuellement au musée d’Orsay.

 

©: photos personelles & RMN

 

Gwenola

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