Elisabeth Louise Vigée Le Brun au Grand Palais

L’actuelle exposition monographique au Grand Palais sur Elisabeth Louise Vigée Le Brun (1755 – 1842) est la première retrospective française de l’artiste.

Elisabeth Vigée Le Brun représente l’excellence du portrait français. Dotée d’une technique très sophistiquée, elle parvient à représenter ses modèles avec une grande vérité tout en les embellissant de façon très naturelle.

Dessinatrice très douée, la portraitiste se mesure aux peintres les plus habiles de l’époque mais aussi à la peinture d’histoire -le genre le plus en vogue au XVIIIè siècle-.

  • Autoportrait de Louise Elisabeth Vigée Le Brun, 1790, Florence, Gallerie des Offices.©: RMN
  • Augustin Pajou réalise cette terre cuite représentant Louise Elisabeth Vigée Le Brun en 1783, Paris, musée du Louvre.©: louvre.fr

Une femme artiste dans un milieu masculin

Protégée de Marie Antoinette, fille d’ un pastelliste, Elisabeth Vigée le Brun veut s’imposer dans un milieu artistique masculin. Louise Elisabeth est reçue à l’ Académie royale de peinture & de sculpture en 1783. Elle présente pour l’ occasion une oeuvre magistrale :

paix ramenant l'abondance
La Paix ramenant l’ abondance, 1780, Paris, musée du Louvre                Photo: louvre.fr

 

Son oeuvre et la maternité

Elisabeth Louise se revendique en tant qu’artiste accomplie mais aussi en tant que mère. Elle concilie sa passion, son métier avec l’éducation de sa fille qui devient son modèle préféré.

 

  • Portrait de l’artiste avec sa fille dit « La Tendresse maternelle », 1786, Paris, musée du Louvre.©: RMN
  • La Marquise de Pezay née Caroline de Murat, et la Marquise de Rougé née Victurnienne Delphine Nathalie de Rochechouart, accompagnée de ses fils Alexis et Adrien, 1787, Washington, National Gallery of Art.©: national gallery of art.gov

Portraitiste de l’aristocratie 

Grâce au réseau de son époux, au talent de son frère qui est poète à son talent pour le portrait ne tarde à acquérir une clientèle et un soutien de son cercle. Membre de l’Académie de Saint Luc puis de l’Académie royale de peinture et de sculpture, elle devient le peintre officiel de Marie Antoinette et de la famille royale. Elle peint la plus proche amie de la reine : la Duchesse de Polignac. Cependant représenter la reine et ses proches n’est pas sans danger…

L’exil-1789

Obligée de fuir la France pendant la Révolution, elle s’exile d’abord en Italie puis en Autriche et enfin en  Russie.Sans son mari, elle peint pour subvenir à ses besoins et doter sa fille.

Elle séjourne à Rome puis à Naples où elle continue de peindre l’aristocratie, mais c’est en Russie qu’elle retrouve la vie laissée à Paris faite de mondanités et du succès qu’elle a connu dans la capitale française.

Le retour à Paris – 1802

Après douze longues années d’exil. Elle retrouve son cercle et continuer de réaliser les portraits de l’aristocratie mêlant mythologie et peinture de genre.

Cette exposition rend magistralement hommage à l’un des artistes les plus douées de sa génération. En retraçant sa vie et son oeuvre on découvre non seulement un peintre mais aussi une femme et une mère. Le talent du détail, des matières des costumes, l’art de la pose et sa volonté de s’imposer dans un univers masculin en font une artiste dont l’oeuvre gracieuse nous envoute.

SI vous avez la chance d’être parisien, RDV au Grand Palais jusqu’au 11 janvier 2016 pour découvrir l’oeuvre captivante d’Elisabeth Louise Vigée Le Brun.Vous en ressortirez grisés !

Gwenola

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