Le bain de la japonaise

James_Tissot_-_La_Japonaise_au_bain

La japonaise au bain de Jacques-Joseph Tissot dit James Tissot (1836-1902).

Symbole des prémisses du japonsime, c’est avec un style précurseur que Tissot nous livre, en 1864, une magnifique représentation du kimono.

Le kimono est l’un des premiers objets japonais, connus en Europe après l’ouverture du Japon en 1853. Tissot, passionné par la toilette féminine, n’hésite pas à placer la parure exotique au milieu de son oeuvre en réalisant un traitement minutieux du détail. D’ailleurs, le magnifique modèle porte un « kosode » habit traditionnel à manches courtes. Il est réservé aux femmes de guerrier et les motifs reprennent les fleurs de saison comme le chrysanthème.
Figure de l’orientalisme, Tissot peint cette courtisane au corps marmoréen, lisse et pâle, à moitié dévoilé, dans les codes académiques de l’époque tout en brisant le port traditionnel du kimono.

Ne vous y trompez pas : Tissot n’a probablement pas voulu représenter une geisha car ses cheveux sont détachés. Le regard direct de la courtisane, sa beauté à la fois occidentale et extrême-orientale, sa couronne nous ont séduit. Tissot nous offre sa vision du Japon à une époque où il commence à peine à s’ouvrir.

Retrouvez cette oeuvre au musée de Beaux-Arts de Dijon.

C’est notre coup de coeur!

©photo: wikipédia

Retrouvez l’article sur instagram.

Gwenola Bovis

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